Qu’est‑ce qu’un dallage ?
Le dallage en béton est une dalle de grande surface et relativement mince réalisée directement sur le sol naturel. Selon la définition de la norme, il s’agit d’un élément horizontal en béton ou béton armé reposant uniformément sur un support, dont les dimensions en plan sont très supérieures à l’épaisseur. Ce type d’ouvrage sert d’assise aux bâtiments et à leurs aménagements (entrepôts, halls, logements individuels, terrasses, voiries…), et il transmet les charges directement au terrain.
Il convient de ne pas confondre dalle et chape : la dalle constitue l’élément porteur, épais (au minimum 12 cm) et généralement armé, capable de reprendre les charges de l’ouvrage, tandis que la chape est une couche de mortier maigre d’épaisseur réduite (3 à 6 cm) utilisée comme couche de finition et de nivellement. Dans un dallage sur terre‑plein, la chape n’est posée que si un revêtement final (carrelage, parquet…) l’exige.
Normes applicables et évolutions récentes
Le DTU 13.3 constitue la référence française pour la conception, le calcul et l’exécution des dallages en béton sur terre‑plein. Il est divisé en trois parties : la partie 1‑1‑1 pour les ouvrages industriels, la partie 1‑1‑2 pour les usages non industriels et la partie 3 dédiée aux maisons individuelles. Cette norme exige notamment :
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Dimensionnement selon la réglementation du béton armé, avec étude de sol et analyse des charges à supporter. La reconnaissance géotechnique est indispensable pour les constructions jumelées ou en bande et permet d’adapter le projet au terrain.
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Ciment dosé entre 280 et 350 kg/m³ suivant la classe de résistance, avec un rapport eau/liant compris entre 0,5 et 0,6. Le béton doit atteindre au minimum la classe C25/30 (C20/25 pour les maisons individuelles).
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Étude du calepinage des joints pour limiter les fissurations : joints d’isolement, de dilatation, d’arrêt de coulage et de retrait.
Les prescriptions du DTU 13.3 s’appuient sur la norme NF EN 206 (béton prêt à l’emploi). En décembre 2025, un complément national révisé de la norme NF EN 206+A2 a été publié. Ce document, élaboré par France Ciment et le SNBPE, accompagne la filière vers des bétons à plus faible impact carbone ; il introduit par exemple une nouvelle classe d’exposition XC0 pour les voiles intérieurs non armés en ambiance sèche, qui permet de réduire le dosage en ciment et la résistance minimale. Ces évolutions montrent l’importance d’intégrer les enjeux environnementaux (empreinte carbone et recyclage des granulats) tout en conservant la durabilité des ouvrages.
Constitution d’un dallage sur terre‑plein
Un dallage se compose de plusieurs éléments superposés (du bas vers le haut) :
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Support (sol préparé) : le sol doit être stable, homogène et suffisamment portant. Une étude géotechnique ou une reconnaissance du terrain permet d’identifier la nature du sol, la présence d’anciennes carrières, le risque de glissement ou d’inondation et la profondeur de la nappe. On retire les végétaux et on décaisse jusqu’au niveau souhaité.
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Couche de forme (forme) : il s’agit d’une assise granulaire composée de matériaux non traités ou stabilisés (sable ou gravier), mise en place par couches et soigneusement compactée. Le DTU 13.3 impose une épaisseur minimale de 20 cm pour cette couche, portée à 40 cm lorsqu’on utilise des inclusions rigides pour renforcer un sol faible. Le niveau supérieur doit être régulier pour préserver la couche de glissement ; on répand souvent un lit de sable (environ 5 cm) ou un mortier maigre de 3 cm.
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Interface (couche de glissement et film anti‑capillaire) : pour limiter l’adhérence entre le dallage et la forme et empêcher les remontées d’humidité, on prévoit une couche de glissement (sable 0/4 sur 0,5 à 2 cm), associée à un film polyéthylène macro‑perforé ou à un isolant thermique adapté. Dans le cas des maisons individuelles, la pose d’un film anticapillaire et d’un isolant est recommandée.
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Corps du dallage (béton) : c’est la couche structurelle, épaisse de 120 à 150 mm selon l’usage. Elle peut être :
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Non armée ou fibre‑renforcée (dallages industriels légers ou usages courants) ;
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Armée par un treillis soudé ou des barres d’acier lorsque l’ouvrage doit résister à des charges plus importantes ou recevoir un revêtement collé. Le dimensionnement doit suivre les règles du béton armé (Eurocode 2). La section minimale d’armature est de 5 cm²/m dans chaque sens et peut être réduite à 3 cm²/m si plusieurs conditions sont respectées.
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Béton fibre : des fibres métalliques ou synthétiques réparties dans le béton peuvent se substituer partiellement au treillis pour contrôler la fissuration. L’usage d’un béton fibre requiert néanmoins une justification spécifique.
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Couche d’usure ou revêtement (facultatif) : certains dallages industriels reçoivent un durcisseur de surface à base de quartz ou un revêtement résine afin d’augmenter la résistance à l’abrasion. Dans les bâtiments tertiaires et les maisons, la surface de la dalle est souvent recouverte d’une chape puis d’un carrelage, d’un parquet ou d’un revêtement résilient.
Épaisseur minimale et dosage du béton selon l’usage
Le DTU 13.3 distingue trois catégories de dallages, chacune avec des exigences spécifiques d’épaisseur et de dosage :
| Usage du dallage | Épaisseur minimale (béton) | Exigences principales |
|---|---|---|
| Usages industriels ou assimilés | ≥ 150 mm | Armatures dimensionnées selon la résistance à fournir (diamètre ≤ 1/15 de l’épaisseur, entraxe ≤ 2 × épaisseur) ; calepinage des joints nécessaire ; dosage du ciment entre 280 et 350 kg/m³ avec classe C25/30 |
| Usages non industriels (bureaux, établissements de santé, commerces…) | ≥ 130 mm | Dallage en béton armé, non armé ou fibré ; section d’armature ≥ 5 cm²/m (possible réduction à 3 cm²/m sous conditions) ; même dosage et classe de béton que pour l’industriel |
| Maisons individuelles | ≥ 120 mm | Dallage exclusivement en béton armé ; béton conforme à la NF EN 206‑1 de classe C20/25 avec dosage 400 kg de ciment par m³ ; armatures représentant 0,2 % de la section de béton par sens |
Ces épaisseurs minimales s’entendent hors couche de forme et doivent être augmentées si des charges ponctuelles importantes ou un trafic lourd sont prévus. Le sous‑dallage (forme) doit toujours avoir au moins 20 cm d’épaisseur et être bien compacté.
Dosage et caractéristiques du béton
Le béton d’un dallage doit présenter :
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Dosage en ciment : de 280 à 350 kg/m³ selon la classe de résistance et la présence d’un durcisseur de surface. Dans les maisons individuelles, le dosage est porté à 400 kg/m³.
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Rapport eau/liant : compris entre 0,5 et 0,6 selon la résistance visée. Un excès d’eau fragilise le béton et augmente le retrait.
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Classe de résistance minimale : C25/30 pour les usages courants et C20/25 pour les maisons individuelles. Le complément national de la norme NF EN 206+A2 propose d’utiliser des bétons à plus faible impact carbone en adaptant le dosage et la classe d’exposition.
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Consistance : les dallages industriels privilégient un béton S4 fluide (obtenu par superplastifiant) pour faciliter le vibrage et améliorer la surface. Les bétons autoplaçants (S5) réduisent les interventions manuelles mais nécessitent un coffrage étanche.
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Air occlus : inférieur à 3,5 % pour permettre une finition lisse et éviter les bulles de surface.
Joints et fractionnement du dallage
Pour contrôler la fissuration et permettre les mouvements différentiels, le dallage doit comporter des joints judicieusement répartis :
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Joints d’isolement : ce sont des joints périmétriques qui désolidarisent la dalle des éléments verticaux (murs, poteaux) afin d’absorber les tassements relatifs. Ils sont réalisés avec une bande compressible (mousse ou polystyrène) d’épaisseur 5 à 10 mm.
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Joints de dilatation : nécessaires pour les dalles exposées aux variations thermiques importantes (terrasses, dallages extérieurs). Ils traversent toute l’épaisseur et permettent la dilatation en été et la contraction en hiver. Les espacements recommandés sont généralement de 20 à 25 m en l’absence de couverture.
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Joints d’arrêt de coulage (construction) : ils marquent la limite d’un bétonnage lorsqu’on ne peut pas couler toute la surface en une seule fois. Les barres d’armature doivent être continues à travers le joint pour assurer la liaison.
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Joints de retrait : ce sont des sciages ou profilés de fractionnement disposés tous les 5 à 6 m qui accompagnent le retrait de séchage du béton. La saignée doit atteindre environ un tiers de l’épaisseur de la dalle et être réalisée lorsque le béton est encore jeune (6 à 24 h après le coulage).
Un calepinage précis est indispensable afin de placer correctement ces joints et de limiter les désordres.
Étapes de construction d’un dallage en béton
1. Préparation du terrain
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Décaissement : excaver le sol sur la profondeur correspondant à la forme, à la dalle et au revêtement final. Pour une terrasse, on décaisse généralement 20 à 30 cm pour loger le gravier, le sable et la dalle.
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Terrassement et drainage : vérifier l’absence de remblais instables et mettre en place un drainage périphérique lorsque le sol est argileux ou sujet aux remontées d’eau.
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Mise en place de la couche de forme : répandre et compacter le gravier (20/30 ou 30/40 mm) en plusieurs couches jusqu’à obtenir l’épaisseur prescrite. Poser éventuellement un lit de sable stabilisé (2 à 3 cm) pour nivellement.
2. Installation de la couche de glissement et de l’isolant
Dérouler un film polyéthylène anticapillaire et poser des panneaux d’isolant (polystyrène ou polyuréthane) selon les besoins thermiques. Le film doit remonter le long des rives pour éviter toute migration d’humidité.
3. Positionnement des armatures
Placer un treillis soudé sur des cales (3 à 4 cm d’enrobage) et chevaucher les nappes d’au moins 40 cm. Ligaturer les recouvrements avec du fil d’acier. Pour des bétons fibrés, le treillis peut être allégé mais ne doit jamais être supprimé sans justification.
4. Coulage du béton
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Bétonnage : couler le béton en commençant par l’angle opposé à l’accès. Utiliser un vibreur ou une règle vibrante pour compacter la matière et éliminer les bulles. Le béton ne doit pas être réhydraté par l’ajout d’eau, afin de respecter le rapport eau/ciment.
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Niveau et lissage : tirer la surface à la règle sur les repères de niveau (poutres de guidage) puis talocher ou hélicopter selon la finition souhaitée.
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Cure : protéger la dalle contre l’évaporation rapide de l’eau à l’aide d’un produit de cure, d’un film plastifié ou d’un arrosage doux pendant plusieurs jours. La cure limite le retrait et les fissures.
5. Sciage des joints
Après durcissement partiel (généralement dans les 24 heures), scier les joints de retrait selon le plan de calepinage. Pour les joints de dilatation, insérer un profil compressible sur toute l’épaisseur avant le coulage.
6. Finitions et revêtements
Le choix de la finition influence l’esthétique, l’adhérence et la durabilité. Voici les principales options :
| Finition | Technique | Avantages & usages |
|---|---|---|
| Béton lissé | Le béton est taloché puis éventuellement hélicopté jusqu’à obtenir une surface lisse et uniforme. Ce procédé convient aux locaux intérieurs (garages, ateliers) et peut être pigmenté ou recouvert d’une résine. | Aspect soigné et facile d’entretien, mais surface glissante lorsqu’elle est mouillée. |
| Béton balayé (strié) | Une brosse spéciale est passée sur le béton frais pour créer des striations régulières offrant une excellente adhérence. Cette finition est recommandée pour les rampes, les allées, les voiries et les terrasses extérieures. | Surface antidérapante et résistante aux intempéries, peu sensible au gel. La texture permet une intégration paysagère et la colorisation dans la masse. |
| Béton quartzé | On répand un durcisseur à base de quartz sur le béton frais puis on l’intègre par talochage. Le durcisseur améliore la résistance à l’usure et offre un aspect minéral homogène. | Idéal pour les dallages industriels ou les garages sollicités. |
| Béton imprimé | Des moules sont pressés sur la surface fraîche pour reproduire des motifs (pavés, pierres, dalles). | Esthétique décorative pour terrasses et jardins, offre un large choix de motifs. |
| Béton désactivé | Après le lissage, on pulvérise un désactivant puis on lave la surface pour exposer les granulats et obtenir un aspect gravillonné. | Surface drainante et anti‑dérapante, utilisée pour les allées et parkings. |
| Béton bouchardé | La surface est martelée avec un outil à pics pour créer une texture rugueuse et homogène. | Aspect pierre naturelle, convient aux zones piétonnes. |
| Béton poncé ou poli | Une meuleuse polit la surface pour faire apparaître les granulats et obtenir un aspect brillant. | Très esthétique, adapté aux intérieurs de standing ou aux showrooms. |
| Béton sablé | Un sablage superficiel crée une texture granuleuse mate. | Adhérence accrue sans stries, aspect uniforme. |
Choisir une finition adaptée
Le choix entre un béton lissé et un béton balayé dépend de l’usage et des conditions d’utilisation : le lissé offre une esthétique moderne mais peut être glissant, tandis que le balayé privilégie la sécurité et l’adhérence, notamment en extérieur. Les surfaces lissées présentent une meilleure résistance thermique tandis que les surfaces balayées absorbent davantage les bruits. Des solutions hybrides (zones lissées et zones striées) peuvent être envisagées selon les besoins.
Entretien et durabilité
Un dallage correctement dimensionné et exécuté peut avoir une longévité de plusieurs décennies. Les points clés sont :
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Planification des joints : un joint mal placé favorise les fissures ; le calepinage doit être adapté à la géométrie et aux contraintes de l’ouvrage.
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Cure et protection : maintenir l’humidité du béton pendant les sept premiers jours (arrosage, bâche, produit de cure) limite le retrait et améliore la résistance.
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Protection contre l’eau : un drainage efficace et un film anticapillaire empêchent les remontées d’humidité qui pourraient entraîner des fissures ou des dépôts salins.
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Maintenance des joints : les joints de dilatation et d’isolement doivent être surveillés et remplacés lorsqu’ils se détériorent.
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Charge et utilisation : éviter les charges non prévues (véhicules lourds sur un dallage résidentiel) et respecter l’usage initial. Un béton balayé peut durer jusqu’à 30 ans s’il est jointoyé correctement et réservé à un trafic adapté.
Conclusion : l’expertise de SAS ELTP
Le dallage en béton est un ouvrage essentiel qui demande une approche globale : étude de sol, choix des matériaux, dimensionnement conforme aux normes, maîtrise des joints et des finitions, et souci de l’environnement. Les récentes évolutions des normes NF EN 206 et DTU 13.3 rappellent l’importance de privilégier des bétons performants à faible impact carbone et de suivre les règles de l’art pour garantir la durabilité des ouvrages.
SAS ELTP, spécialiste des travaux publics et de la construction, met à votre service son savoir‑faire pour réaliser vos dallages :
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Accompagnement personnalisé : étude géotechnique, dimensionnement selon l’usage (industriel, tertiaire ou résidentiel) et choix de la formule de béton.
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Exécution conforme aux normes : mise en œuvre des couches de forme, armatures et joints selon les prescriptions DTU, utilisation de bétons performants et respect des procédures de cure.
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Finitions sur mesure : quartzé, lissé, balayé ou décoratif, en fonction de vos besoins esthétiques et fonctionnels.
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Engagement environnemental : proposition de bétons bas carbone et valorisation des granulats recyclés, conformément au complément national NF EN 206+A2.
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